Bien manger, c’est aussi être bien accompagné.
Quand on pense à une banque alimentaire, on a souvent une idée préconçue de ce que c’est. À la BASE, c’est justement cette perception qu’on travaille à changer. Derrière chaque dépannage, il y a une réalité humaine, des questions, des défis et, bien souvent, un besoin d’être écouté et accompagné.
À la BASE, on le constate depuis déjà un certain temps : le visage de l’insécurité alimentaire a changé. Les personnes qui demandent de l’aide viennent aujourd’hui de réalités très différentes. Nos façons de faire doivent donc s’adapter, elles aussi. C’est dans cet esprit que la BASE accueille des stagiaires provenant de différents domaines, dont la diététique. Leur présence permet d’enrichir l’accompagnement offert aux personnes qui fréquentent nos services, tout en leur permettant de vivre une expérience concrète, directement sur le terrain.
Parmi ces stagiaires, il y a Vanessa Dantiste, 23 ans, finissante en technique de diététique. Son objectif est clair : rendre l’information alimentaire plus accessible, plus simple et plus utile dans le quotidien des gens.
« J’ai toujours été attirée par les organismes comme celui-ci, parce qu’on est vraiment proche des gens et qu’on peut établir un lien de confiance avec eux, afin de répondre à leurs besoins et les soutenir »
Son rôle ne consiste pas à dire aux gens quoi manger. Il s’agit plutôt d’écouter, d’informer et d’accompagner les personnes selon leur réalité : leur budget, leurs habitudes, leur niveau de connaissance, leur accès aux aliments et les choix disponibles.
Parce que bien manger, ce n’est pas toujours simple. Encore moins quand le prix de l’épicerie continue de monter, que les ressources sont limitées ou que la priorité est simplement de réussir à passer à travers la semaine.
Peu à peu, grâce à cet accompagnement, certaines personnes reprennent confiance. Elles apprennent à varier leur assiette, à faire des choix plus éclairés, à mieux utiliser les aliments qu’elles reçoivent et à gérer leur épicerie avec moins de stress.
Pour Vanessa, c’est exactement là que se trouve l’essentiel.
« Mon but, c’est qu’un jour, les gens n’aient plus besoin de moi. »
Cette phrase résume bien l’approche de la BASE : offrir un soutien immédiat, oui, mais aussi aider les personnes à reprendre du pouvoir sur leur situation. L’autonomie ne se construit pas avec de grands discours. Elle se construit dans les petits gestes, les échanges simples, les conseils pratiques et les liens de confiance.
Vanessa est aussi consciente qu’il peut être difficile de demander de l’aide. La gêne, la peur d’être jugé ou le sentiment de ne pas être à sa place peuvent freiner plusieurs personnes. C’est pourquoi l’accueil et l’écoute demeurent au cœur de son approche.
À la BASE, on vient chercher de la nourriture, mais on peut aussi poser des questions, apprendre, essayer de nouvelles façons de faire et repartir avec des outils concrets.
La présence de Vanessa rappelle également l’importance d’ouvrir nos portes aux étudiants et stagiaires qui souhaitent mettre leurs connaissances en pratique dans un milieu communautaire. Leur contribution apporte un regard neuf, de l’énergie et des compétences qui profitent directement aux personnes accompagnées.
Au fond, bien manger ne devrait pas être un privilège. C’est un droit. Et pour plusieurs personnes, ce droit devient plus accessible lorsqu’il est accompagné d’écoute, de respect et de soutien.



